Asthme : Visez un contrôle parfait.
Avoir de la difficulté à respirer est très désagréable et même paniquant. Bien que l'asthme soit une maladie incurable, elle peut être parfaitement contrôlée à condition de l'apprivoiser et de rester calme. En réagissant sans laisser les émotions prendre le dessus, il est possible d'appliquer les directives de son médecin et par conséquent, de mieux respirer.
La première chose à faire est d'identifier ce qui déclenche les crises. Parmi les facteurs déclenchants les plus fréquents on retrouve : les poils d'animaux, les rhumes, la grippe, le pollen, la poussière, les moisissures, les odeurs fortes, la fumée, les variations de température, le froid, la pollution, certains types d'exercices et certains médicaments comme l'aspirine.
Par la suite, il faut éviter l'exposition à ces facteurs et suivre l'évolution des symptômes. La meilleure façon d'effectuer ceci est d'utiliser un débitmètre de pointe à tous les jours. Cet appareil portatif dans lequel on souffle, nous permet de prédire l'apparition de la prochaine crise avant même qu'elle ne survienne. Le traitement peut alors être ajusté et on évite la crise.
Le médecin est chargé d'établir un plan de traitement avec son patient. Ce plan comporte deux niveaux principaux d'intervention selon la sévérité des symptômes.
Le premier niveau consiste en l'utilisation d'un bronchodilatateur qui a comme objectif d'améliorer rapidement la respiration. Ce médicament doit être utilisé dès l'apparition des premiers symptômes sans qu'on dépasse la dose prescrite. Cependant, il faut être prudent car bon nombre de patients qui prennent ce genre de médicament, ressentent un faux sentiment de sécurité qui leur cause éventuellement bien des problèmes. Pour éviter des complications sévères il est très important de ne pas négliger le deuxième niveau de traitement.
Ce deuxième niveau devient nécessaire lorsque le bronchodilatateur est utilisé deux fois par jour ou plus. Dans un tel cas, on s'assurera qu'un traitement anti-inflammatoire soit débuté et administré de façon régulière. Selon le niveau de contrôle requis, on pourra ajuster la dose de l'anti-inflammatoire à inhaler, en ajouter un deuxième et puis finalement l'administrer par la bouche. Le but du traitement sera toujours l'absence de crise et un recours peu fréquent aux bronchodilatateurs.
Il est possible de prendre le contrôle de l'asthme et d'empêcher que cette maladie affecte le quotidien des asthmatiques. Pour y arriver, il faut établir un plan avec le médecin et le suivre à la lettre. Le pharmacien sera également une personne ressource très utile pour enseigner la technique d'administration des aérosols-doseurs (pompe qui contient les médicaments) et l'utilisation du débitmètre de pointe. Il pourra également fournir des fiches de suivi permettant d'inscrire les symptômes et de suivre l'évolution du débit expiratoire.
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